Ce que je ne veux pas faire
Avant d'expliquer ce que je veux faire, il faut dire ce que je refuse.
Je ne veux pas produire des vidéos rapides optimisées pour l'algorithme. Pas de miniatures avec une bouche grande ouverte et un chiffre en rouge. Pas de "5 secrets que les développeurs ne vous diront jamais". Pas de contenu conçu pour retenir l'attention trente secondes avant le scroll suivant.
Ce format existe, il fonctionne pour certains objectifs, et il ne m'intéresse pas.
Ce que je veux faire
Je veux filmer des gens. Des personnes réelles, avec des parcours réels, qui font des choses concrètes.
Des artisans qui ont développé un savoir-faire rare. Des indépendants qui ont construit quelque chose de leurs mains (au sens propre ou figuré). Des personnes en reconversion qui ont choisi de recommencer à zéro à trente, quarante, cinquante ans. Des gens dont l'histoire mérite qu'on s'y arrête, et que les formats actuels ne captent pas parce qu'ils n'entrent pas dans une case.
Le format long. Des conversations qui durent le temps qu'elles doivent durer. Des portraits qui montrent le contexte, le lieu, la façon dont quelqu'un se déplace dans son propre espace. Pas du divertissement de surface : quelque chose qui reste.
L'éthique avant la technique
Filmer des gens, c'est une responsabilité. Les personnes qu'on filme nous confient leur image, leurs mots, leur façon d'être devant une caméra. Ça ne s'utilise pas à la légère.
Quelques principes que j'applique sur chaque projet :
Consentement éclairé. La personne sait ce qu'on va faire avec la vidéo, où elle sera publiée, sous quelles conditions. Pas de surprise au montage.
Droit de regard. Avant publication, la personne filmée voit le montage et peut demander des modifications. Pas pour changer sa parole : pour s'assurer qu'elle est représentée fidèlement.
Le sujet prime sur l'esthétique. Si un plan est beau mais trahit le sujet, le plan disparaît. Le montage est au service de ce que la personne a dit et vécu, pas de ce que moi j'aurais envie de montrer.
L'équipement : l'iPhone comme choix
J'utilise un iPhone 15 Pro Max comme caméra principale. Ce n'est pas un compromis faute de mieux : c'est un choix délibéré.
La qualité d'image en 4K ProRes est suffisante pour de la publication YouTube et de la diffusion web. La stabilisation optique rend les plans portés fluides sans gimbal. Et surtout, l'iPhone change la relation avec le sujet : filmer quelqu'un avec un smartphone est beaucoup moins intimidant qu'arriver avec une caméra sur trépied et un sac de matériel. Les gens se tendent moins. Les conversations sont plus naturelles.
Pour le son, je n'utilise pas le micro intégré : un Rode Wireless GO II est toujours présent sur les tournages. C'est le détail qui fait la différence réelle entre une vidéo regardable et une vidéo qu'on coupe.
Le montage : minimaliste par principe
Je monte sous DaVinci Resolve. J'ai testé Final Cut Pro et je continue à l'évaluer. J'ai quitté Adobe Premiere Pro (j'en parle en détail dans l'article sur Premiere Pro et Adobe en 2026).
Ma philosophie de montage pour les portraits : enlever ce qui ne sert pas le sujet, garder ce qui dit quelque chose. Pas de musique qui couvre la parole. Pas de transitions élaborées. Pas d'effets qui attirent l'attention sur le montage lui-même.
Un bon montage documentaire, c'est un montage qu'on ne remarque pas parce qu'on est trop occupé à écouter ce que dit la personne filmée.
La chaîne YouTube VS81
La chaîne est en préparation. Les premiers tournages sont en cours d'organisation. Si vous avez une histoire à raconter ou connaissez quelqu'un qui en a une, le formulaire de contact est ouvert.
Je construis quelque chose qui prend le temps qu'il faut pour être bien fait. Pas de date de lancement imposée par une logique de contenu : une date de lancement quand ce que j'ai à publier est à la hauteur de ce que je veux faire.